L’agriculture urbaine – comprise comme l’ensemble des activités de production agricole ou d’élevage, alimentaire ou non, établies en milieu urbain ou péri-urbain et entretenant des liens fonctionnels avec ce dernier – recouvre une vaste gamme de réalité. Diverse dans ses formes (jardins partagés et familiaux, fermes professionnelles ou pédagogiques, pâturage urbain, tiers-lieux agri-culturels, production « indoor »…) et dans les espaces qu’elle valorise (surfaces de pleine terre, toitures, parkings souterrains, micro-espaces en façade de bâtiments ou pieds d’arbres…), elle répond également à une grande variété de services : alimentation, loisirs, lien social, espaces de biodiversité, adaptation au changement climatique, formation et création d’emplois, etc.

Dotée d’une politique agricole depuis 10 ans, prolongée par un Projet Alimentaire Territorial en 2019, la Métropole Nice Côte d’Azur souhaitait réactualiser ces outils suite à la période du confinement, qui avait mis en lumière les intérêts des lieux d’agriculture urbaine. Elle a chargé notre groupement de réaliser une synthèse sur le sujet, ciblée sur le contexte de la Métropole et visant à épauler les services et les élus concernés pour poursuivre leurs actions. Une note de prescriptions pour faire évoluer le PLU métropolitain en faveur de l’agriculture urbaine était également demandée et a été plus spécifiquement confiée à Lichen.

Le territoire bénéficie déjà d’une forte dynamique en la matière, avec un service mutualisé entre la ville de Nice (jardins partagés, partenariats avec des bailleurs sociaux, projets d’installation professionnelle…) et la Métropole (aides à l’installation, ingénierie à disposition des communes…). La filière est intégrée aux réflexions, avec la mise à disposition d’espaces test, l’établissement de conventions avec les organisations agricoles locales, la création d’une plateforme d’enseignement en centre-ville de Nice. Le contexte géographique présente aussi des particularités à prendre en compte : le climat méditerranéen qui contraint notamment les possibilités d’agriculture hors sol ; la sévérité des vagues de chaleur et la nécessité de réduire l’îlot de chaleur urbain ; un relief qui à la fois a dessiné l’histoire agricole de la région (viticulture et élevage dans les hauteurs, puis culture de l’olivier, maraîchage et horticulture dans les vallées, fruitiers à Nice), mais aussi le développement urbain, avec un morcellement des parcelles cultivables en fond de vallée.

Le PLU métropolitain, réalisé en interne et conçu pour traiter les particularismes de chaque commune du territoire, comprenait déjà de nombreuses mesures en faveur de l’agriculture et/ou de la nature en ville, avec un travail de précision sur la trame verte et bleue. Le document étant déjà très complexe (1 500 pages), le travail de Lichen a consisté avant tout à identifier les zonages existants susceptibles d’accueillir des projets d’agriculture urbaine, en déterminant les formes d’agriculture adaptées, et à suggérer des ajustements réglementaires pour faciliter leur intégration : définition des différents types d’espaces verts et leurs vocations, exploitation des reculs jardinés ou des murs de soutènement pour de la végétalisation comestible, autorisation d’équipements légers (cabanons, composteurs, serres et tunnels…).

Maître d’ouvrage :
Métropole Nice Côte d’Azur

Partenaires (Lichen mandataire) :
Terreauciel (mandataire)

Période :
2024-2025

Missions réalisées :

  • Analyse du PLU métropolitain existant et proposition d’axes de travail.
  • Rédaction d’une note de recommandations pour la révision du PLUm.